Une sélection d'ouvrages utiles à celles et ceux s'intéressant au domaine de l'architecture, que ce soit pour le dessin, pour l'execution et le suivi de projets architecturaux, pour l'histoire, la théorie ou toute autre branche touchant au premier art.
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représentations

L'architecture met en lumière les grands principes de réflexion et de conception menant à la construction d'édifices. l'architecture s'inscrivant toujours dans un contexte, l'étude de paramètres comme le site, l'orientation et le climat est capitale. agrémenté de nombreuses illustrations, cet ouvrage aborde aussi bien l'histoire de la discipline que la construction, les matériaux, la mise en forme des idées et les créations contemporaines. Afin de mettre le sujet en perspective, le dernier chapitre présente un projet architectural concret, ainsi que les possibilités offertes par le travail conceptuel. Ce livre séduira toute personne souhaitant se familiariser avec les principes de base de l'architecture, les techniques et le vocabulaire associé à la réalisation et l'expérimentation spatiale. (Editions Pyramid)

Des premières ébauches faisant jaillir l'idée, jusqu'aux plans précis de l'ouvrage à construire, le dessin à main levée est à la base de l'architecture. Tout à la fois technique et artistique, il permet de faire naître et de donner corps à ses projets. Même si les outils de DAO et de CAO sont aujourd'hui omniprésents, le dessin à main levée garde par sa sensibilité un rôle indispensable dans la formation et la pratique de l'architecte. Le lecteur trouvera ici un ouvrage didactique sur cette discipline traditionnelle, dont l'enseignement est remis à l'honneur. Son objectif est d'apporter à l'étudiant, à l'enseignant ou au professionnel, les moyens tant de transcrire la réalité métrique d'un ouvrage, que d'en suggérer avec expressivité l'ambiance et les proportions. Un très grand nombre de techniques graphiques appliquées au croquis et au dessin d'observation d'architecture sont ainsi détaillées : emploi des trames, rendu des textures, tracé des ombres, évocation de l'environnement, représentation du terrain, placement des cotes et des annotations... Les concepts fondamentaux de la géométrie font également l'objet d'une approche très concrète. L'explication des systèmes de représentation par projection de la forme architecturale s'appuie, comme tout le reste de l'ouvrage, sur des exemples de projets variés, abondamment illustrés de croquis signés d'architectes de renom international (Le Corbusier, Gehry, Van der Rohe, Lloyd Wright...). (Editions Eyrolles)

Avoir un autre regard sur l'architecture contemporaine et s'approprier de belles idées pour transformer notre univers quotidien, tel est le but de la collection " Archi/design/déco ". Chaque ouvrage présente une multitude de projets abondamment illustrés, conçus par des architectes et décorateurs de renom. Comment l'idée vient-elle à l'architecte ? Cet ouvrage montre les différentes étapes de l'élaboration d'un projet de maison individuelle, à travers une trentaine d'exemples. Des premiers crayonnés à main levée aux dessins millimétrés, chaque architecte a accepté de dévoiler sa technique et un peu de son art, à " l'ancienne " avec des aquarelles et des croquis, ou à la pointe de la technologie avec des logiciels 3D. Une plongée dans un univers créatif passionnant. (Editions Place des Victoires)
traités

Quelques années après la mort d'Alberti, l'humaniste Cristoforo Landino le place parmi les grands écrivains de son temps, loue ses créations artistiques et s'exclame : " Mais où situer Battista Alberti entre les savants ? Tu me diras parmi les physiciens. Certes, il était né pour pénétrer les secrets de la nature. Mais quel genre de mathématiques a-t-il ignoré ? Il était géomètre, arithméticien, astronome et, en matière de perspective, plus merveilleusement compétent qu'aucun autre depuis des siècles. Et tous ces savoirs resplendissent dans ses Neuf Livres d'architecture. " Plus de cinq siècles après ce témoignage, l'œuvre de ce génie universel continue de stupéfier. Et tout particulièrement son traité d'architecture. Car Alberti fut le premier, dans la culture occidentale, à ériger l'aménagement de l'espace en discipline autonome. En cela, il s'adresse encore aujourd'hui à tous ceux, praticiens ou non, que concerne l'édification de notre cadre de vie. Le De re aedificatoria n'avait jamais été retraduit en français depuis la version donnée en 1553 par Jean Martin. (Editions du Seuil)

Les dix livres d'architecture du plus célèbre des architectes latins, Vitruve, sont un classique incontournable depuis des siècles. Vitruve vécut au 1er siècle avant notre ère, dédia son livre à Auguste. Il semble avoir servi comme ingénieur militaire en Espagne et en Gaule, et serait mort en 26 av. J.-C.
De architectura constitue l'unique témoignage théorique qui nous soit parvenu de l'Antiquité sur l'art de composer et de bâtir les édifices.(Editions Errance)
suivi de chantier

Nous sommes en 1870, en pleine guerre. Un jeune homme décide de construire une maison pour sa sœur et sa future famille. Comment faire ? sous une trame romanesque légère. Viollet-le-Duc propose un guide pratique décrivant le processus de construction d'une maison de campagne, de l'élaboration des plans à la décoration intérieure. Chemin faisant, il expose sa conception de l'homme et de l'architecture, sa vision de l'histoire, et offre le tableau du meilleur des mondes possibles, celui où triompheraient la République bourgeoise et les vertus familiales. (Collection In folio)

Ce roman se présente comme le journal du maître d'œuvre qui, au douzième siècle, édifia en Provence l'abbaye du Thoronet, exemple d'architecture cistercienne. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l'inertie des choses, harcelé par les éléments contraires et, plus encore, par ses propres contradictions. La vie d'un chantier médiéval, les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux que posait sa bonne marche, les solutions d'une étonnante modernité qui leur furent données apparaissent ici bien peu conformes à ce Moyen Age de convention dont l'image encombre souvent nos mémoires.
Cependant, cette vivante chronique de la naissance d'un chef-d'œuvre, appuyée à la fois sur des recherches historiques originales et sur une longue expérience du métier de bâtisseur, est aussi une réflexion passionnée sur les rapports du beau et du nécessaire, de l'ordre humain et de l'ordre naturel. Et elle est encore une méditation lyrique sur l'Ordre en lequel tous les ordres ont leur place, et sur cet art qui rassemble tous les autres : l'architecture.
Mais elle est, d'abord, un acte de foi. (Editions du Seuil)
Théories, Études et Essais

Les architectures molles, sculptées, transparentes, immatérielles prétendent se libérer des contraintes géométriques, comme si la géométrie ne revendiquait que la droite et la forme orthogonale ou le cercle ! Certains architectes s'abandonnent aux " hasards " informatiques et construisent des édifices à la géométrie chahutée par un logiciel. Des urbanistes opposent encore le plan radioconcentrique au plan en damier en ce qui concerne l'expansion des villes et, refusant d'imaginer d'autres morphologies, laissent faire la promotion immobilière, les opportunités foncières et le chacun pour soi.
La géométrie, dans notre culture marquée par la philosophie grecque, est constitutive et de l'architecture et de l'urbanisme. Elle est mise en débat par le jeu extraordinairement varié des formes et de leurs agencements, aussi bien que par des régulations qui donnent une mesure au monde et suscitent des questionnements quant à ce qui est à la mesure de l'existence. Depuis le simple pas jusqu'aux théories les plus sophistiquées, la géométrie - qui n'a jamais cessé de se complexifier depuis Pythagore ou Euclide jusqu'aux géométries algébrique, infinitésimale et variable - se rappelle à nous. C'est ce rappel qu'il nous faut entendre, comme une invitation à penser aussi bien notre corps que le paysage, aussi bien la maison que la ville et la cité.
Cet ouvrage collectif veut questionner géométriquement et philosophiquement l'urbain contemporain et les architectures qu'il provoque. En d'autres termes, il espère saisir à partir de la confrontation entre mathématiciens, géomètres, historiens, architectes, urbanistes, paysagistes et philosophes l'expérience existentielle de l'espace-temps des lieux. (Editions La Découverte)

Ni plan, ni image pour comprendre l'invention de l'urbanisme mais simplement les textes fondateurs. C'est ainsi que Françoise Choay présente trente-sept auteurs (européens, américains et russes) dont les écrits, publiés depuis la révolution industrielle, ont participé à faire entrer l'urbanisme dans l'histoire des idées. Cette anthologie est aussi une interprétation de l'histoire dans laquelle l'auteur discerne deux périodes et deux modèles : le pré-urbanisme des penseurs politiques sociaux (Ruskin, Marx…) et l'urbanisme des praticiens (Garnier, Sitte…) ; le culturalisme passéiste et le progressisme, tourné vers l'avenir.
Françoise Choay, auteur de nombreux ouvrages scientifiques sur l'urbanisme (La Règle et le Modèle) propose avant chaque extrait de texte une biographie de l'auteur. Ce livre est une précieuse préface à la littérature urbanistique du XXe siècle. --Franck Mimar (Description Amazon.fr)

L'Art de bâtir les villes (Der Städtebau nach seinen hünstlerischen Grundsätzen), publié par Camillo Sitte en 1889, demeure aujourd'hui 1er passage obligé de toute réflexion sur la ville. Il enregistre le début d'une mutation qui achève de s'accomplir sous nos yeux: la disparition de l'ancien statut de la ville comme entité isolable. D'autre part, il explore la dimension esthétique de l'urbanisme. Constatant sa laideur, il se demande s'il est possible de créer aujourd'hui un bel environnement urbain, et il interroge les " villes historiques " pour y chercher non des configurations déterminées mais des règles d'organisation, des relations constantes liant les pleins et les vides qui constituent le tissu urbain : affirmation des différences entre édifices, petits et grands, publics et privés, savants et populaires ; articulation de tous les éléments bâtis, clôture des vides, jeu des échelles... Ce livre peut ainsi concourir, en cette époque où la ville est menacée, à recréer les conditions d'une réflexion sur ce que pourraient être aujourd'hui sa beauté et sa convivialité. (Editions du Seuil)

L'Analyse spatiale est un ensemble de démarches qui visent à décrire l'organisation des structures matérielles de l'espace et les manières dont il est occupé. Ces démarches sont surtout mises en œuvre par les géographes, les architectes, les anthropologues et les sociologues mais intéressent également les historiens. Toutefois, à cause de la particularité des sources et de l'usage que les historiens peuvent faire de l'analyse spatiale, ils ne trouvent pas leur compte dans les méthodes et les outils disponibles souvent trop sophistiqués pour être appliqués aux données lacunaires qu'ils traitent. Aujourd'hui les possibilités offertes par les moyens informatiques font de la cartographie un outil d'investigation des données facilement accessible à tous. Le livre es composé de trois parties. La première est consacrée à la définition de l'analyse spatiale, à ses origines disciplinaires et à ses objets. La deuxième traite des sources, des méthodes et des outils que cette analyse exploite et met en œuvre. Enfin, la dernière partie propose des exemples pratiques d'application de l'analyse spatiale pour les historiens des villes. La plus grande part de ces exemples utilise un type de document particulier : les cartes et les plans. (Editions Parenthèses)

La connaissance et la compréhension d'une ville ne forcent pas l'évidence, notamment pour les métropoles étendues marquées de strates historiques successives.
Une première phase d'observation permet d'identifier les différences : tracés qui s'additionnent, se superposent, s'interrompent et ressurgissent, bâti qui se renouvelle et s'étend au gré d'une lente densification par excroissance, surélévation, découpage et comblement. L'urbanisation accélérée de la période contemporaine marque encore plus radicalement le paysage par le volume des constructions, le mode d'implantation et les techniques utilisées .
Pour aller plus loin, il convient d'élaborer une connaissance d'investigation en mêlant l'approche historique, la géographie, le travail cartographique, l'analyse architecturale, l'observation constructive et celle des modes de vie. En affirmant l'importance du dessin comme un moyen de comprendre et de rendre sensible. (Editions Parenthèses)

Le bâti, ou plus largement les formes urbaines, incluent des tracés, des découpages, des dispositions matérialisées construites, inscrites sur le sol, qui conditionnent les capacités du développement et du renouvellement des activités sur un territoire. Inscrites dans une longue durée, ces formes échappent rapidement aux conditions de leur création ; de produits elles deviennent contraintes, voire causes. Si dans le passé il semble que l'élaboration de formes susceptibles d'accueillir, voire de favoriser le développement de la vie urbaine ait été de soi, tellement était partagée par les techniciens et les habitants une idée de la ville, la question aujourd'hui ne peut plus être résolue d'une manière quasi naturelle. Trop de ruptures sont intervenues dans les théories et les pratiques de l'urbanisme et la réflexion doit être reprise à la base.
L'enjeu est clair : sommes-nous encore capables de contribuer modestement au développement des villes, c'est-à-dire non seulement d'étendre les territoires urbanisés et d'accroître le nombre de bâtiments mais de continuer à proposer aux habitants un cadre susceptible de s'adapter aux changements de modes de vie et aux modifications économiques ?
Cet ouvrage, qui s'apparente à un manuel où se mêlent constats et analyses de la réalité et propositions, renoue consciemment avec les traités d'urbanisme du début du siècle, traite successivement des découpages parcellaires et de leur ordonnancement en fonction des types bâtis, et situe l'espace de la voie dans ses relations avec les terrains desservis ; il aborde à plus grande échelle la constitution du tissu et l'étude des grands tracés avant de mener une réflexion sur les activités et leur localisation. (Editions Parenthèses)

Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1978; il est devenu un grand classique par son approche originale de la morphologie. Cette nouvelle édition, entièrement refondue, est précédée d'un avant-propos qui remet le texte en situation compte tenu de l'avancée des recherches dans le domaine. Ce livre parle des formes architecturales et de la géométrie, sous un angle quelque peu inhabituel, celui de la " déformation ". Même si l'on privilégie les formes réglées et que l'on tente d'éviter le maniérisme et les caprices formels, la composition d'un projet peut conduire à une déformation forcée de formes ou de trames géométriques répondant mieux au faisceau de contraintes qui structure la composition architecturale. La géométrie recèle une fonction organisatrice primordiale dans la gestion des rapports (ou des conflits) spatiaux. Le champ de la morphologie est donc immense, bien que toujours aussi peu défriché, puisque le travail de l'architecte procède toujours par transformations des concepts de départ : on ne peut tenir un modèle ou un type jusqu'au bout d'un projet sans l'altérer, le modeler pour répondre à toutes les exigences. Cette technique d'adaptation, de " conciliation ", c'est tout simplement la " composition ", car l'architecture ne saurait se réduire à ses intentions. (Editions Parenthèses)

Ami et collaborateur de grands architectes novateurs comme Gropius et Le Corbusier, l'historien d'art et d'architecture Siegfried Giedion (1888-1968) eut par ses écrits théoriques une influence considérable sur des générations de créateurs. Au-delà de la critique d'architecture, l'œuvre de Giedion élabore une théorie évolutive de l'art, de l'architecture et de la civilisation matérielle.
Issu de conférences données à Harvard, Espace, temps, architecture connut dans les années 1970 un immense succès. Après avoir examiné l'héritage architectural de l'Occident, l'auteur y étudie les nouvelles possibilités apportées par l'industrialisation et consacre des pages passionnantes à la nouvelle conception espace-temps dans l'art, la construction et l'urbanisme. Introduction indispensable à l'architecture moderne, ce livre, publié pour la première fois en 1968, est devenu une référence sur l'architecture et l'histoire de l'art du XXe siècle. (Editions Denoël)

Publié en 1923, Vers une architecture est le livre le plus important de Le Corbusier. Véritable " théorie de l'architecture " du XXe siècle, il est indispensable à la compréhension de la pensée architecturale moderne, à l'heure où les écoles d'architecture et d'urbanisme, et le grand public lui-même, posent objectivement le problème de l'aménagement du cadre de vie. (Editions Flammarion)

Publié par un couple de jeunes architectes et enseignants qui y sonnent la révolte, Learning from Las Vegas cristallise les débats dans le milieu architectural américain du début des années soixante-dix. Aux constructions imaginaires d’un monde meilleur, l'ouvrage oppose l’observation de la réalité, faisant de la ville existante – ici Las Vegas – un modèle à reproduire, imiter, ou parodier. Il rompt ainsi brutalement avec l’idéologie moderniste où la création architecturale ou urbanistique suppose une tabula rasa, une page blanche, ouvrant la voie à bien des écrits d’architectes qui, depuis, ont inversé le rapport entre théorie et réel.
Derrière le questionnement de l’utopie, surgit une mise en cause de l’arrogance à laquelle se laissent aller parfois les architectes. Learning from Las Vegas, plaidoyer pour une pratique conventionnelle et une production « ordinaire », dénonce toujours avec la même force l’architecture « héroïque et originale » du nouvel « establishment ». (Editions Mardaga)

Publié pour la première fois en 1978 aux Etats-Unis, «Collage City» est désormais un classique de la théorie urbaine. Cet ouvrage s'adresse aussi bien à des historiens, des spécialistes du droit public, des sociopsychologues et des politiciens qu'à des architectes. Rejetant les grandes visions utopistes de l'urbanisme total et du design total, Colin Rowe et Fred Koetter proposent à la place une ville-collage qui peut «s'adapter à toute une gamme d'utopies en miniature. Le collage nous permet d'accepter l'utopie en fragments». (Collection In folio)

Manhattan est l'arène où se joue le dernier acte du monde occidental. Avec l'explosion démographique et l'invasion des nouvelles technologies, Manhattan, depuis le milieu du XIXe siècle est devenu le laboratoire d'une nouvelle culture - celle de la congestion - ; une île mythique où se réalise l'inconscient collectif d'un nouveau mode de vie métropolitain, une usine de l'artificiel où naturel et réel ont cessé d'exister. New York Délire est un " manifeste rétroactif ", une interprétation de la théorie informulée, sous-jacente au développement de Manhattan ; c'est le récit des intrigues d'un urbanisme qui, des origines à Coney Island jusqu'aux théoriciens du gratte-ciel, a fait exploser la grille d'origine. Ce livre, polémique et prémonitoire (publié en 1978), illustre les relations entre un univers métropolitain mutant et la seule architecture qu'il puisse produire. Il dit aussi que, souvent, l'architecture génère la culture. (Editions Parenthèses)

Ce livre propose une théorie du projet et traite les questions méthodologiques qu'elle soulève, étant entendu que la théorie du projet repose sur des convictions architecturales et urbaines que la théorie d'architecture ordonne. Il insiste sur son aspect instrumental puisque sa finalité est la maîtrise du dessin architectural.
Tout au long des pages, l'auteur dialogue avec les grands archétypes de la mise en forme, en parcourant, d'Occident en Orient, les cultures et les civilisations. A travers leurs significations, il cherche à mettre en évidence la pérennité des choix typologiques et constructifs au-delà des multiples expressions stylistiques.
La théorie du projet est forcément orientée et elle implique la responsabilité de celle ou celui qui l'enseigne. Les recherches et les nombreux voyages de l'auteur lui ont accordé le privilège de " voir " l'architecture, il propose à son tour de faire découvrir la voie qui mène au projet et offre les instruments nécessaires pour pouvoir la suivre. Richement illustré, cet ouvrage est un essai destiné à la fois aux étudiants et aux architectes.(Editions PPUR)

En architecture, composer signifie concevoir un bâtiment selon des principes de régularité et de hiérarchie, ou selon des principes de mise en équilibre. Toutefois; ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que la composition désigne véritablement la conception architecturale, notamment grâce à Jean-Nicolas-Louis Durant et son énonciation de la "Marche à suivre dans la composition d'un projet quelconque". Le concept s'érode rapidement au cours du XXe siècle, l'adoption de dispositifs architecturaux neutres, le recours à des processus agrégatifs, le développement d'opérations "objectives" constituant autant de tentatives de dépassement des principes compositionnels.
C'est à cette histoire inédite des théories architecturales qu'invite Composition, non-composition. L'ouvrage permet de comprendre les enjeux d'attitudes qui souvent s'opposent, l'effacement de certaines conceptions, l'émergence de nouvelles, et il donne des clefs de lecture originales pour comprendre l'architecture contemporaine. Il constitue à ce titre une référence didactique pour les étudiants en architecture, ainsi que pour tous les architectes et historiens concernés.(Editions PPUR)
et ensuite?

La Désobéissance de l'architecte est, par le biais de la conversation, une sorte de biographie de Renzo Piano qui, de Gênes, nous mène au Centre Pompidou, à Paris, de la Potsdamer Platz de Berlin à l'auditorium de Rome, du Centre culturel Jean-Marie Djibaou, en Nouvelle-Calédonie, au musée de Sarajevo, mais c'est aussi le manifeste d'un créateur enthousiaste, frondeur et réaliste, ouvert à toutes les disciplines, qui compte des amis dans tous les domaines de la création et poursuit une véritable réflexion sociale sur les villes et les banlieues, enrichie d'une réflexion éthique et esthétique sur le sens que nous entendons donner à nos vies. (Editions Arléa)

Au-delà de son acception triviale - se loger, résider à telle adresse ou dans tel quartier -, le terme "habiter" renvoie au rapport que l'homme entretient avec les lieux de son existence, mais aussi à la relation, sans cesse renouvelée, qu'il établit avec l'écoumène, cette demeure terrestre de l'être. "Habiter" entremêle le temps et l'espace, et l'explorer revient à questionner l'histoire et la géographie d'une manière anthropologique en sachant que l'humain est un être parlant et fabriquant. Les auteurs de cet ouvrage confrontent ainsi les apports de différentes disciplines (architecture, sociologie, géographie, urbanisme, ethnologie, philosophie...) à la compréhension de "habiter" et de l'"habiter". Ils témoignent de la très riche polysémie de ce verbe, source de débats contradictoires aux implications tant théoriques que pratiques. En effet, si "habiter" est le propre de l'homme, alors pourquoi accepte-t-il trop souvent l'inhabitable? Que signifie l'habitabilité de la Terre? En quoi l'architecture et l'urbanisme contribuent-ils, ou non, à la rendre habitable? Comment la qualité d'un lieu conforte-t-elle la beauté de l'existence? Répondre à ces questions revient à analyser les tensions qui se manifestent entre l'homme, la technique et la nature et aussi les représentations qui en découlent. À l'heure de l'urbanisation planétaire, de la généralisation des réseaux techniques de communication et d'une certaine homogénéisation des rapports homme/nature, il est essentiel de penser ce qu'"habiter" veut dire. (Editions La Découverte)

" Je suis un bâtisseur, je suis un homme de chantier, bien plus qu'un théoricien, et c'est peut-être la raison pour laquelle je suis convaincu qu'il n'y a que l'œuvre effectivement construite qui puisse satisfaire aux attentes de la société. Tout compte fait, une œuvre construite est infiniment plus riche qu'un projet et pourtant je peux vous assurer que moi aussi j'ai des projets plein les tiroirs. "
" La ville est la maison de l'homme. C'est le lieu qui correspond à la nature humaine, laquelle est de vivre en collectivité et d'avoir des relations avec ses semblables. La construction de la ville est donc aussi celle d'un imaginaire plus vaste et toute architecture a pour ambition d'y participer. En concevant une maison, une école, un pont, un théâtre, j'élabore toujours une part de la ville, un espace qui trouve sa raison d'être dans cette configuration complexe et interactive. Je me permets d'insister sur cette relation entre l'architecture et le contexte, dans laquelle on ne cesse de donner et de recevoir. Je ne peux les imaginer l'un sans l'autre. De même, je ne peux concevoir d'élaborer un projet d'architecture indépendamment d'une géographie, d'un site. J'irai même jusqu'à soutenir que l'architecture est bien plus que la discipline qui consiste à construire dans un lieu, c'est la science de la construction même des lieux, au sens où elle prend possession de la terre, elle lui donne forme, elle en devient la matrice. " (Editions Parenthèses)

A la différence de la critique architecturale, polarisée sur les projets exceptionnels et quasi absente du débat d'idées, la critique littéraire, théâtrale, cinématographique ou d'art est non seulement présente mais sollicitée par les médias. Aussi, les universités l'enseigne et tout un chacun n'hésite pas à s'y référer. Par ailleurs, l'architecture, surtout moderne ou récente, semble rater son rendez-vous avec le grand publie. Pourtant, c'est la seule production culturelle et matérielle à laquelle nul ne part échapper dès lors qu'il habite une ville ou parcourt la campagne. Unique recueil exclusivement consacré à la critique architecturale, l'ouvrage rassemble une vingtaine de textes de référence ou d'analyse critique d'auteurs issus d'horizons et de cultures très différents : presse quotidienne ou spécialisée, chroniqueur radio, sociologues, historiens des médias ou de l'architecture. Ensemble, depuis les années 1960, ils interrogent la posture de critique dans un métier plus accoutumé à l'anathème ou à la louange. Une attention particulière est accordée au phénomène de médiatisation actuelle des grands acteurs contemporains de la scène architecturale et l'éclipse des aspects touchant à l'architecture ordinaire pourtant le lot quotidien de notre environnement habituel. Au-delà de la diversité des mots et débats, affleure la question du râle de la critique architecturale à influer ou à transformer le monde bâti. (Editions de La Villette)

Par l'architecture l'homme s'efforce de consolider sa maîtrise toujours menacée sur le monde et lui-même. L'homme utilise l'outil architectural pour dominer ses semblables. L'architecture apparaît comme un modèle du père. L'architecture n'exerce pas seulement une influence sur les tiers, elle modèle aussi ses occupants. Grâce à l'architecture, l'homme peut mieux se percevoir parce que le monde lui est visible, c'est-à-dire sinon maîtrisé du moins maîtrisable.(Editions L'Harmattan)

Sujet:
Publié à l'occasion de sa leçon d'adieux à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, ce livre recueille témoignages et essais d'architectes et d'historiens consacrés à la pratique et à l'enseignement de l'architecture par Luigi Snozzi. Plus qu'un prétexte à célébration, ce livre est conçu comme un ouvrage de tendance; au-delà de la diversité des points de vue, les textes laissent apparaître en filigrane des formes de solidarité intellectuelle ou politique avec les positions clairement affirmées par Luigi Snozzi, aussi bien comme architecte que comme enseignant.
Contenu:
Entretien de Pierre-Alain Croset avec Luigi Snozzi - Essais et témoinages de: Bernard Huet, Francesco Venezia, Giorgio Grassi, Vittorio Gregotti, Marianne Burkhalter et Christian Sumi, Mario Botta, François Giraldeau, Alvaro Siza, Eduardo Souto de Moura, Werner Oechslin, Tita Carloni, Flavio Guidotti, Kenneth Frampton, Bernardo Secchi, Christian Devillers, Marja-Riita Norri, Yorgos Simeoforidis, Henri E. Ciriani, Yves Lion, Patrick Berger et Jean-Pierre Nouhaud, Roger Diener, Joe Coenen, Livio Vacchini, Sylvain Malfroy, Pierre von Meiss, Bernard Attinger, Wilfried Wang, Hans Kollhoff, Walter A. Noebel, Inès Lamunière et Patrick Devanthéry, L'enseignement de Luigi Snozzi à l'EPFL (1984-1997). (Editions PPUR)
(extraits)

La visibilité extrême et la mode actuelle du paysage ne cachent-elles pas quelque chose d'autre ? Quel est le coût réel du paysage et qu'en est-il de son négatif oublié ou bien refoulé ? Toute forme de surexposition culturelle renvoie nécessairement à un pôle occulté et à un manque. Il incombe dès lors de regarder à travers la forêt de représentations mentales et médiatiques et de poser des questions de fond sur le paysage même - qu'est-ce qui se présente aujourd'hui en tant que paysage ? - et sur le contexte plus général de son succès, à savoir : qu'est-ce que le paysage a su déplacer pour s'imposer de la sorte à l'échelle globale ? (Editions Infolio)
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